Mes dépouilles mémorielles confites

Je travaille sur un sujet quasi universel, en effet chacun de nous possède un fragment de son enfance, qu’il soit réel ou immatériel.
La conservation de ces déchets mémoriels (puisque même ceux matériels sont liés à des souvenirs eux immatériels) permettent la mesure du temps, de la distance qui sépare le passé et le présent. Mais d’autre part elle nie le temps car dans l’idée de conservation il y a celle sous-jacente de lutter contre le temps, contre la disparition inhérente au temps qui s’écoule. La conservation semble suspendre le temps un instant et pourtant nous rappelle son inéluctable écoulement. La préservation de choses pourtant vouées à disparaître m’ a amenée à la question de la mémoire, de sa fragilité.

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