Frustules, exploration microscopique, retour d'expédition
Pour vous faire découvrir les diatomées j’ai choisi de reproduire les frustules de celles-ci, c’est à dire leur exosquelette siliceux. Quand la diatomée meurt seul reste cette carapace ornementée.
J’ai voulu, à travers cette installation, transmettre ma vision de la diatomée, leur beauté et le voyage que j’ai parcouru pour vous les montrer. Le résultat d’une expédition aux confins de l’infiniment petit.
La nature a produit des diatomées de manière optimale et magnifique. Je n’ai pas cherché à reproduire à l’identique ces êtres mais je me les suis appropriées et les pièces que je présente aujourd’hui sont des frustules issues de mon imagination, de mon interprétation et de la découverte du matériau verre et de ses multiples possibilités.
La diatomée est une algue unicellulaire qui possède un exosquelette (une carapace) siliceuse. Cet exosquelette, appelé frustule, est microporeux et l’agencement de ces trous microscopiques forment de délicats motifs. La transparence du frustule permet la photosynthèse (besoin de lumière) et les perforations permettent un échange avec le milieu (source de nourriture et de silice nécessaire à la synthèse du frustule par la voie de la « chimie douce »).
Présente depuis des millions d’années dans l’eau, la diatomée a permis l’apparition de l’oxygène (O2) dans l’atmosphère (photosynthèse) et donc une vie possible en dehors de l’eau. Elle est aujourd’hui encore un « poumon » de la Terre au même titre que les arbres de la forêt amazonienne en recyclant le dioxyde de carbone (CO2). La diatomée est aussi le premier maillon de la chaîne alimentaire ; phytoplancton (végétal), elle est mangée par le zooplancton (animal) qui est lui-même mangé par les poissons et ainsi de suite.
« N’est-il pas vrai que déjà un simple coup d’œil dans le microscope nous amène des images que nous déclarerions fantastiques si nous les observions à notre échelle ».
Paul Klee
« Il y a peu d’objets plus admirables que les délicates enveloppes siliceuses des diatomées. N’ont-elles donc été créées que pour que l’homme puisse les admirer ? »
Darwin










